Suffoquant, incapables de respirer, les poissons agonisants remontaient à la surface, tentant de grimper sur les pierres brûlantes dans un dernier geste désespéré pour survivre. 

Tous les êtres vivants meurent dans d’abominables souffrances. Des plus petits planctons aux plantes, en passant par les crevettes d’eau douce, les micro-organismes, les tortues, les poissons…

 Espèces endémiques, protégées ou non, la vague de la mort ne fait pas le distinguo.

Le Rio Doce est officiellement mort. Il a fait place à un immense un bourbier stérile à l’odeur fétide, il ne reste plus rien. Plus que les pierres et la boue. Tout n’y est plus que mort, poison et souffrance.

C’est triste à en pleurer…  Pour ce pêcheur, ce fleuve était sa vie, celle de ses ancêtres, et le futur de ses enfants et de ses petits-enfants… À présent, il n’a plus rien.

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